Une étude brossant un portrait détaillé du public du cinéma et du film québécois au Québec est dévoilée par l’AQPM, l’APCQ, l’UPPCQ et le RDIFQ  

Veille stratégique

L’Association des propriétaires de cinémas du Québec (APCQ), l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM), l’Union des producteurs et des productrices du cinéma québécois (UPPCQ) et le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec (RDIFQ) ont dévoilé le 10 février dernier les résultats d’une étude d’envergure sur les publics et les non-publics du film au Québec.  

Reposant sur une enquête quantitative panquébécoise menée auprès de plus de 6 000 répondantes et répondants, l’étude présente un portrait détaillé des habitudes, des motivations et des freins liés à la fréquentation des salles de cinéma, ainsi qu’à la consommation de films québécois. Cette étude met également en lumière le potentiel de reconquête, particulièrement auprès des jeunes adultes. 

On y apprend notamment que près de la moitié du public (43 %) a vu au moins une production québécoise en salle dans la dernière année et qu’une large majorité de chacun des groupes d’âge souhaite en voir davantage. On observe aussi un intérêt marqué des familles pour une offre accrue de films québécois dédiés au public jeunesse.  

Parmi les faits saillants, on retrouve également les éléments suivants :  

  • 56 % des Québécois francophones âgés de 18 ans et plus ont vu au moins un film en salle au cours des 12 derniers mois. Les jeunes âgés de 18 à 29 ans sont la tranche d’âge dans laquelle on retrouve le plus de public (78 %). 
  • 63 % du public ayant des enfants a vu un film en salle au cours des 12 derniers mois, soit davantage que la moyenne (56 %). 
  • 80 % des répondants aux coups de sonde (public interrogé à la sortie du cinéma) ont affirmé souhaiter voir plus de films québécois jeunesse en salle que ceux qu’ils voient en ce moment. 
  • Les freins à voir des films québécois en salle ne sont pas tous les mêmes que pour les autres types de films. Par exemple, le temps d’affiche pas assez long (44 %) est le principal frein pour le film québécois, comparativement au prix (41 %) pour le reste des films. 
  • Un vif intérêt pour le film québécois est présent dans toutes les régions du Québec. Certaines régions se distinguent par une part qui dépasse la moyenne québécoise de 43 % soit le Bas-Saint-Laurent (51 %), l’Estrie (48 %), la Mauricie (47 %), l’Outaouais (46 %), le Centre-du-Québec (46 %) et Montréal (45 %).  

Cette étude a été réalisée par la firme Dubois-Tétu avec le soutien de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC). 

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L’étude complète  : Portrait des publics et des non-publics des salles de cinéma et du film québécois