Nouvelles de l'AQPM

France Choquette salue le travail de l'équipe permanente de l'AQPM

Photo: courtoisie

Il y a environ 22 ans, France Choquette et Jean Roy fondaient Eurêka ! Productions. La productrice travaillait, juste avant, pour une boîte de production membre de l’APFTQ. Il était donc normal de devenir membre d’une association qui défendait les intérêts des producteurs et qui permettait de rencontrer d’autres producteurs, note-t-elle. Et l’AQPM joue plusieurs rôles, dont, non le moindre, celui d’aider aux relations de travail en négociant avec les syndicats. « Ce n’est pas toujours évident, les négociations, lance la cofondatrice d’Eurêka ! Productions. Les personnes qui y travaillent à l’AQPM nous aident beaucoup. Nous faisons souvent appel à elles pour avoir des conseils lorsque nous établissons des contrats avec les diffuseurs. »

Les membres de l’AQPM, rappelle France Choquette, sont rassemblés en différents secteurs : télévision, cinéma, documentaire, numérique... Elle s’intéresse particulièrement au documentaire, une section qui a été très active pendant plusieurs années. « J’y suis encore présente, dit-elle. Nous nous rencontrons plusieurs fois par année. Les producteurs qui vivent les mêmes choses que nous partagent leurs expériences, leurs bons coups. L’équipe permanente fait des représentations auprès de diffuseurs et rencontre ceux qui prennent des décisions. C’est important pour nous. » Depuis qu’elle a adhéré à l’association, France Choquette a toujours trouvé que les membres, le conseil d’administration et l’équipe sont là pour représenter les intérêts des producteurs et ont su s’ajuster aux réalités assez changeantes, comme l’arrivée des plateformes numériques, faisant montre d’une grande facilité à s’adapter. La productrice a également vu l’AQPM devenir de plus en plus visible, devenant un acteur clé du milieu de la production et du milieu culturel en général. « Je trouve l’équipe actuelle particulièrement efficace et proactive, souligne-t-elle. Je l’ai remarqué en tant que membre du conseil d'administration, les gens sont impliqués et travaillent fort. Face à la pandémie, tout le monde a donné du sien et s’est vraiment serré les coudes. »

Et 2021 va encore être une année particulière à cause de la pandémie, même si le choses vont s’améliorer. « Nous avons été chanceux, nous avons pu continuer à produire et nous allons continuer de le faire, dit France Choquette. L’équipe de l’AQPM continue de discuter avec la Santé publique et de se pencher sur les questions d’assurances. » Elle note aussi que, malgré l’annulation du congrès cette année, l’association a su assurer une belle présence avec une série de rendez-vous virtuels. « Nous continuons à développer des projets, mais la situation est complexe puisque nous ne savons pas quand nous serons en mesure de tourner dans une certaine normalité, note la productrice. »

Quand on lui demande quels sont les grands dossiers auxquels fait face l’AQPM, France Choquette s’attarde plus particulièrement sur un thème qui lui tient à coeur personnellement : la représentation des communautés racisées et autochtones. « Cela fait partie de ma réflexion, dit-elle. Je trouve important que l’on fasse de la place à ces communautés, devant et derrière la caméra, à la technique ou encore dans les bureaux de production. Essentiellement, cela fait trop longtemps que le milieu regroupe des Québécois de souche. D’ailleurs, l’AQPM a mis sur pied un comité sur la diversité. Les producteurs veulent que les communautés trop longtemps oubliées fassent partie de la nôtre. »

France Choquette s’inquiète aussi du financement de la production en langue française au Canada, une réalité qui continue de talonner les membres de l’AQPM. Il faut offrir davantage de produits d’ici, croit-elle et permettre d’être davantage concurrentiels sur les plateformes de diffusion en continu.

« Je nous souhaite une plus grande visibilité. On en a déjà une, mais il en faut davantage au Québec et à l’étranger, en nous donnant les moyens de nos ambitions. Notre association demeure forte et représentative, mais il faut nous diversifier en tant que membres pour être plus représentatifs », conclut-elle.

Propos recueillis par Sophie Bernard pour le Qui fait quoi no 407 (mai 2021).

Retour à la liste des nouvelles