Nouvelles de l'AQPM

Zone 3 a toujours été proche de l'AQPM

Photo: courtoisie

Dès son arrivée chez Zone3 en 2004, Brigitte Lemonde a compris l’importance du rôle de l’AQPM dans Chaque fois qu’une décision d’importance doit se prendre, l’association est au rendez-vous, que ce soit en matière de négociations des ententes collectives qu’en termes de représentations devant les instances gouvernementales. Zone3 a toujours été proche de l’AQPM, souligne la présidente. D’ailleurs, quand la productrice exécutive est arrivée dans la maison de production, Vincent Leduc siégeait au conseil d’administration de l’organisme.

Zone3, comme entreprise, a bénéficié de la courroie de transmission qu’est l’AQPM, selon Brigitte Lemonde, que ce soit en période de négociation ou, comme on le vit en ce temps de pandémie, en temps crise. Réactive, l’association s’adapte aux changements de l’industrie, d’où son changement de nom en 2013, pour refléter la présence du numérique. « Je ne sais pas si cela est dû à l’arrivée de Hélène Messier, mais, depuis quelques années, elle a pris un plus grand rôle comme leader et défenderesse des droits des producteurs, note-t-elle. Les tables de concertations, de consultations au sein de l’association se sont multipliées, avec la participation des membres. » L’AQPM agit comme un excellent porte-parole des producteurs, croit la présidente de Zone3.

Elle se souvient des négociations, il y a deux ans, avec l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec, l’Union des artistes et l’AQTIS, trois tables menées de front, où l’AQPM a su monter au front pour ses membres. Il demeure important, devant les institutions, de parler d’une seule voix, estime Brigitte Lemonde. « L’AQPM a été présente auprès du CRTC, par exemple lors du renouvellement de licence de Radio-Canada récemment », dit-elle. L’année 2020, malgré la pandémie, s’est très bien passée pour Zone3, comme pour d’autres maisons de production. La maison de production a profité de la folie de recherche de contenu. Et Brigitte Lemonde salue l’effort de la SODEC qui, grâce au leadership de l’AQPM, a mis la main à la pâte pour la rédaction du guide sanitaire pour les plateaux de tournage. « Nous nous sommes bien sortis de l’année 2020, mais la pandémie n’est pas terminée, note-t-elle. Il nous faut donc le soutien de l’AQPM, de Téléfilm Canada et de la SODEC. Et quand on s’en sortira, il faudra construire la suite. »

Dans les dossiers prioritaires à venir, Brigitte Lemonde souligne les enjeux budgétaires, mais aussi la question de la découvrabilité. Tout le monde veut faire de la place aux productions québécoises, estime-t-elle, mais il faut du soutien pour que les contenus québécois puissent faire compétition avec les contenus en provenance d’autres pays. Peut-être devrait-on faire moins de production, mais avec plus de moyens, se questionne-t-elle. Les membres de l’AQPM doivent se serrer les coudes pour mieux affronter les marchés internationaux et faire appel aux institutions, aux diffuseurs et aux subventionneurs.

« J’ai envie qu’on se relève les manches ensemble dans l’AQPM, lance Brigitte Lemonde. Chaque producteur travaille de son côté, mais c’est ensemble que nous allons défoncer les portes et aller de l’avant. Il est important de reconnaître le travail de l’AQPM qui nous a tellement bien défendus au cours de la dernière année. Nous sommes rendus 150 membres, nous avons besoin d’un porte-parole qui fasse entendre notre voix », conclut-elle. 

Propos recueillis par Sophie Bernard pour le Qui fait quoi no 407 (mai 2021). 

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